C’est quoi les droits culturels ?

Notre éthique pour des relations d’humanité

Les droits culturels sont des droits humains fondamentaux

reconnaissant à chaque personne la liberté de vivre, d’exprimer et de partager ce qui nourrit sa manière d’être au monde : langues, récits, croyances, savoirs, pratiques, modes de vie, imaginaires.

Ils affirment que chacune et chacun est porteur de culture

et que nos expressions sont, lorsqu’elles respectent les droits humains, des expressions de la culture de l’humanité toute entière.

Ces valeurs puissantes doivent se traduire en libertés réelles, à travers des principes aussi exigeants qu’émancipateurs. Déclinés en autant de balises, ils interrogent nos façons de “faire humanité” et les choix qui orientent nos politiques publiques, nos institutions, et tout projet collectif.

Humanité

Liberté

Dignité

Cadre international

Les droits culturels s’inscrivent dans l’ensemble des textes internationaux relatifs aux droits humains (Déclaration universelle de 1948, Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels de 1966) et dans des références plus récentes qui en précisent la portée. Ils irriguent aujourd’hui les politiques européennes — notamment à travers la Convention-cadre de Faro du Conseil de l’Europe — et plusieurs lois françaises depuis 2015 ont permis leur découverte sur le territoire national.

Nous mobilisons ces textes comme points d’appui : ils sont des repères pour analyser les situations, questionner les pratiques et nourrir nos démarches. Ils sont aussi des clés qui légitiment les démarches attentives aux relations d’humanité dans des environnements, y compris publics, souvent tournés vers l’efficacité et l’évaluation quantitative des actions d’intérêt général.

Approche relationnelle

Nous abordons les droits culturels comme une éthique relationnelle plutôt que comme un ensemble de procédures à appliquer. Nous travaillons les conditions qui permettent l’émergence de relations d’humanité, des interactions où chaque personne est reconnue dans sa singularité et sa capacité d’agir.

Cette posture a des conséquences importantes sur les partenariats que nous menons, car elle nous incite, malgré les pratiques du secteur, à ne pas fournir de solutions “clés en main” ou de “boîtes à outils” reproductibles. Chaque dispositif est un prétexte à la rencontre et à l’exploration, et nous restons vigilant.es à ce que les cadres d’action se plient à nos valeurs, nos rêves et nos personnalités, plutôt que l’inverse.

Nouvelles alliances

Dans cette perspective, les droits culturels traversent bien des terrains, au-delà même du champ culturel institutionnel et de la question des arts, même si celle-ci est essentielle. Ils s’expriment dans :

• les récits qui donnent sens aux expériences de chaque personne ;

• les valeurs de solidarité et d’entraide qui racontent nos dignités et celles des communautés auxquelles nous contribuons ;

• les engagements démocratiques qui cherchent des formes justes de vie commune, protègent les libertés et évitent les postures de prescription.

Cette lecture relationnelle nous relie à d’autres sphères d’action — économie sociale et solidaire, écologie, communs, égalité des droits, éducation populaire — qui placent, elles aussi, la dignité humaine et la coopération au centre.